Faut-il commencer le skate avec un cruiser ou avec un skateboard « street » ?

Vous vous demandez peut-être avec quel type de planche commencer le skate.

D’un côté, vous apercevez dans la rue des skateurs avec des planches plutôt arrondies au deux extrémités, et de l’autre vous remarquez des skateboards au style plus retro, rappelant les formes d’une planche de surf.

Dans le premier cas, il s’agit de skateboards « classiques » – du moins depuis les années 90 – qui permettent de rouler bien sûr, et surtout de faire des figures.

Dans le 2 ème cas, il s’agit de cruisers, qui sont utilisés de nos jours pour… « cruiser », c’est à dire pour se balader tranquillement ou au contraire se déplacer rapidement dans les rues.

Un peu d’histoire – du skate – pour commencer…

Les cruisers d’aujourd’hui sont en fait « modelés » à partir des skateboards que l’on trouvait dans les années 60, 70 et 80.

Les pionniers Californiens ont fait avec les moyens du bord pour construire les premiers modèles de ce qu’on allait appeler « skateboards ». Au tout début, il s’agissait de planches de bois auxquelles étaient fixées des pièces de patins à roulettes.

Le but était de rechercher et de retrouver sur le bitume les sensations procurées par le surf lorsque les conditions ne permettaient pas de surfer.

Petit à petit, le design des planches a évolué pour être plus profilé – et grâce à la marque Z-Flex, les planches ont pu ensuite avoir une forme concave – les roues en argile ou en métal ont été abandonnées pour passer à des roues en uréthane, et elles ont pu être rattachées aux planches par des trucks dignes de ce nom.

Mais le but des pionniers (et notamment des fameux Z-Boys) était de prendre le plus de plaisir possible, au sol… ou dans les airs, dans la rue, ou dans les piscines vides des villas californiennes.

C’est pour cette raison que le matériel, et les planches notamment, ont évolué de manière à permettre de faire des figures.

Le « tail » incliné est apparu : la partie arrière de la planche, inclinée, permet au pied arrière de faire taper la planche contre la surface pour que la planche décolle.

A partir de ce moment, l’immense majorité des planches de skate allait être pourvue d’un tail incliné.

Dans les années 80, les planches se sont élargies, ce qui a permis de faire encore évoluer la façon de rider. A cette période, le skateboard se démocratise, le style « street » se développe. Le « nose » (partie avant de la planche) incliné est prêt à faire son entrée.

Dans les années 90, la plupart des skateurs ne jurent plus que par une planche dotée d’un nose et d’un tail incurvés, tant ils permettent de faciliter et de démultiplier les possibilités de faire des figures.

A ces planches au concave prononcé (il existe toutefois des nuances selon les marques et les modèles), on ajoute souvent des roues de petit diamètre et à la dureté élevée pour faciliter l’exécution des figures/tricks. Ce n’est pas le confort de glisse qui est recherché, mais l’aptitude à faciliter les tricks.

Depuis les années 90, il n’y a plus eu d’évolution majeure relative à la forme des planches de street (« popsicle decks » pour les anglo-saxons, car rappelent la forme des bâtonnets de glace).

Pour résumer… le but instinctif des skateboarders a toujours été de pouvoir faciliter les figures, et les planches ont évolué en ce sens.

Aujourd’hui, une personne qui veut pouvoir faire des figures va donc – dans la plupart des cas – opter pour un skateboard dont la planche a cette forme adoptée dans les années 90 (nose et tail arrondis et relevés).

Mais, depuis quelques années, les formes de planche que l’on trouvait dans les années 60 et 70 et 80 sont complètement revenues au goût du jour puisque ce sont elles qui sont à présent utilisées pour constituer la base de nos cruisers modernes.

On peur toutefois placer entre les deux le « cas » des planches street type années 80 (réédition de modèles classiques ou nouvelles séries), que de plus en plus de skateurs, vétérans ou pratiquants récents, se réapproprient pour rider dans la rue ou en skatepark.

Du coup, à ce stade, vous devriez déjà pouvoir vous fixer sur ce qui convient à la pratique que vous envisagez.

Vous voulez faire des figures, dans la rue ou en skatepark ?

Optez pour un skate de type street, composé d’une planche type « popsicle » aux extrémités arrondies et relevées et de roues petites (de 48 à 54 mm de diamètre) et dures (à partir de 90A, approximativement).

Vous pouvez choisir de monter sur vos trucks une planche type années 80, comme on l’a vu plus haut. Pas de nose relevé, ce qui limite les possibilités de figures (à moins d’avoir un niveau technique… avancé), mais une largeur plus importante et un style ultra cool, surtout si vous aimez le style des 80s!

Si vous voulez savoir comment monter votre board façon années 80, suivez ce guide (en anglais) !

Vous voulez rouler tranquillement ou vous déplacer en ville rapidement ?

Optez pour un cruiser ! Relativement petits en taille (22 pouces pour les cruisers Penny à 30 pouces en général pour les autres marques), ils sont faciles à transporter et conçus pour rouler confortablement et rapidement, tout en procurant de très bonnes sensations de glisse.

Les roues d’un cruiser ont un diamètre plus grand (de 55 mm à 63 mm en général), ce qui permet de rouler plus vite.

Un diamètre plus grand permet aussi de passer plus facilement sur les petits obstacles qui se trouvent nécessairement sur le sol : petits cailloux, brindilles….

Les roues de petit diamètre, comme celles d’un skateboard de street, peuvent se bloquer au contact de ce type d’obstacles. Et quand on est lancé à pleine vitesse… le plongeon involontaire en avant est bien souvent la suite de l’histoire.

Mais les roues de cruiser sont également moins dures que les roues de street. D’une dureté qui va en général de 78A à 85A, elles procurent un réel confort de glisse en s’adaptant aux aspérités de la route.

Cette caractéristique leur confère également une bien meilleure adhérence. Résultat : on dérape moins (involontairement) et on prend les virages avec beaucoup plus de sérénité. Amples, serrés… vous pourrez carver en toute liberté.

Là on parle vraiment de glisse et de sensations. Non seulement le cruiser a un avantage fonctionnel puisqu’il facilite énormément les déplacements, mais en plus ces déplacements deviennent de purs moments de plaisir !

Il n’y a rien de tel que de filer avec légèreté à travers les rues pour éprouver une sensation de liberté… et vous évader !

Quand vous ridez un cruiser Dusters, Z-Flex, Santa Cruz ou Alva (soon!), c’est une partie du lifestyle californien que vous vous appropriez, et avec lui l’héritage des pionniers !

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter !

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En bonus, quelques liens vers notre blog en anglais pour des suggestions de spots/destinations où vous pourrez cruiser :

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